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    Un commando du 2ème BCCP à “ La Rescousse”

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    Un commando du 2ème BCCP à “ La Rescousse” Empty Un commando du 2ème BCCP à “ La Rescousse”

    Message par LANG le Lun 23 Mar - 17:10



    … « Un travail » de parachutiste…

    La Rescousse
    (Extrait de "Allo Ancre ici Dragon" n°3 de mars 1949)


    Un commando du 2ème BCCP à “ La Rescousse” 2bccp10


    17 août 1948 : 09h00 du matin : le commando d’alerte attend et espère l’éventuelle mission.
    L’histoire est confuse. Un poste est attaqué, encerclé, il n’y resterait que 2 européens, peut-être un seul. Une colonne de secours aurait été anéantie par une bande forte de 1.500 à 2000 rebelles. On parle de 40 morts. Rien de précis. Une seule chose est certaine et peu encourageante, hélas ; c’est dans la plaine des Joncs, le poste est isolé, tout petit au bord du Vaico.

    Deux reconnaissances n’apprennent rien… On y va… On n’y va pas… Allez savoir !

    A 14h00, décision. Le Général est venu lui-même fixer la mission : « Balancer le chef de commando et une équipe radio dans le poste et rendre compte »
    Rapidement 16 hommes embarquent. Six sauteront avec la radio, les dix autres se tiendront prêts en cas d’ennemis à l’arrivée.
    Que d’eau ! Quel vilain pays. Quel fichu métier. La poste enfin : au sol le Vaico boueux, terriblement larguer, trop prêt du poste. Deux vieux jerricans s’échappent de l’appareil, puis disparaissent sous un parachute : Sicky.
    Il est 15h30, Go pour les trois premiers. Puis trois autres au second passage. Atterrissage à proximité du poste, malgré un zef terrible. Le Viet surpris s’est terré.
    Quinze minutes plus tard, malgré vent, Viet, flotte, bambous, nous sommes tous réunis autour du poste radio. Il fonctionne, tout va bien.
    Le harcèlement reprend, mais le sergent qui restait seul avec une vingtaine de partisans est rayonnant. Le secours peut arriver, la radio franchit tous les obstacles et du ciel, on peut désormais tout attendre.
    Dans le sourire des Cambodgiens, il y a de l’étonnement, de l’admiration et surtout beaucoup d’espoir.

    Voici la situation :
    Hier le chef de poste est sorti avec 30 hommes pour évacuer un blessé vers le Nord. Quelques heures après son départ, il y eut une fusillade nourrie, puis plus rien. Cette nuit, à plusieurs reprises, les Viets appuyés par deux mortiers et des armes automatiques, ont essayé de prendre le poste d’assaut. Les munitions sont presque épuisées. Le matin, au Nord, les bruits de combat ont repris, plus âpres. Et de nouveau le silence.
    Avec l’arrivée de ce brave JU52 et des parachutistes, l’espoir est revenu. Le ravitaillement est demandé par radio et à 17h30, est largué avec une quinzaine d’hommes. Nous sortons du poste pour leur donner un coup de main, car il faut faire vite, ceux d’en face ont compris et ils allument «dur» des lisières environnantes.
    Bientôt, personnel, munitions, parachutes sont à l’abri. Un caporal a terminé un balancement sur le toit d’une paillote. Il est sonné, mais ce n’est rien. Maintenant nous avons de quoi parler ; le poste est réorganisé pour la nuit et le « bep » s’affaire autour de ses marmites.
    Après une nuit calme et trop courte, l’aube nous trouve sur pied. A midi, une compagnie de renfort arrive sur l’autre rive du Vaico avec le Commandant de secteur.
    Que de mauvaises nouvelles ! Le chef de Poste et ses 30 hommes, tombés dans une embuscade tendue par une forte bande de 2000 hommes, ont disparu sans laisser la moindre trace. La colonne de secours arrivée trop tard, a perdu 40 hommes et a dû se replier. Si nous n’étions pas venus, le poste aurait été anéanti.
    Silencieux, nous passons à table, sans appétit et la rage au coeur.
    Il est 19h00, la nuit s’annonce calme, mais tout le monde éprouve je ne sais quoi, qui contracte, qui serre la gorge.
    Tout à coup, une rafale d’obus de mortiers tombe à 30 mètres du poste. Un grêle de balles brise les tuiles sur nos têtes. Enfin ! D’un bond tout le monde est à son emplacement, calme, maintenant détendu, cette fois ils vont bien voir…
    Notre réaction est rapide. Le 81 répond au 60 qui bientôt se tait. La fusillade se fait moins dense, puis se tait. Le silence surprend, étonne, inquiète. Soudain, des grenades éclatent un peu partout. Le 81 et les lance-grenades, les FM et les mitraillettes, tout répond à la fois et pendant une minute le combat atteint son paroxysme.
    Puis un mouvement se devine dans la nuit.
    De loin, maintenant, les rebelles entretiennent un feu intermittent et inefficace. Au petit jour, ils semblent s’être retirés vers l’Ouest. Le GAO est la chasse qui rôde dans le ciel, et toute le matinée, les Spits s’acharnent sur un rassemblement de jonques et d’hommes.
    Le relève du poste arrive, et tandis que chacun chemine sur la piste, rompu, harassé, vigilant et insatisfait, mais heureux d’avoir « Servi », la mission du poste continue.
    Les hommes  s’installent, rassurés et confiant car ils savent, que rien ne peut empêcher les parachutistes de leur porter secours.
    A Than-Son-Nut,
    En commando d’alerte
    le Sous-lieutenant WERNER.

    (Source, « Debout accrochez » Gazette)

    **************

    En complément : Le 2ème BCCP par Roger Trinquier.


    Un commando du 2ème BCCP à “ La Rescousse” Trinqu10


    Roger Trinquier nous relate la saga du 2ème Bataillon Colonial de Commandos Parachutistes qu’il commanda en Indochine. Sa relation porte sur les années 1947-1949.
    Ces années virent se forger la légende des parachutistes coloniaux qui impactèrent de leur style ce conflit du bout du monde.
    Pour l’essentiel, ils furent confrontés à la guérilla vietminh non encore constituée en corps de bataille. Opérations coup de poing, secours à des postes ou à des convois attaqués, cette période se caractérisait par une grande pauvreté de moyens et une grande dispersion du bataillon.
    L’expérience de la guerre révolutionnaire que théorisa plus tard le colonel Trinquier est bien née dans ces opérations d’Indochine.

    Le premier bataillon de bérets rouges par le colonel Trinquier aux éditions Plon (1984).
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