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    Message par LANG le Sam 21 Mar - 21:16

    En ces temps « difficiles », il m’a semblé que certaines « références » pouvaient être rappelées.
    En ce moment, nous avons besoin de « références »…

    D’abord quelqu’un que tout le monde a oublié…




    Voici les paroles que prononce Winston Churchill, le 13 mai 1940, devant la Chambre des Communes, lors d’un discours resté célèbre.
    Trois jours plus tôt, Churchill, fort du soutien de l’opinion, succède à Neville Chamberlain au poste de Premier Ministre britannique, alors que les Panzers allemands commencent à envahir la Belgique et la France. L’Angleterre reste alors le dernier rempart face à l’Allemagne nazie.
    Le 13 mai, Winston Churchill se présente devant les députés anglais, à la Chambre des Communes, pour y présenter sa future action gouvernementale.

    Voici la majeure partie de son discours en traduction française :
    « A la Chambre des communes, je dirai comme je l’ai dit à ceux qui ont rejoint le gouvernement : » Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur «.
    Nous avons devant nous une épreuve des plus douloureuses. Nous avons devant nous de nombreux et longs mois de combat et de souffrance.
    Vous demandez, quelle est notre politique ? Je peux vous dire : c’est d’engager le combat sur terre, sur mer et dans les airs, avec toute la puissance, la force que Dieu peut nous donner ; engager le combat contre une monstrueuse tyrannie, sans égale dans les sombres et désolantes annales du crime. Voilà notre politique.
    Vous demandez, quel est notre but ? Je peux répondre en un mot : la victoire, la victoire à tout prix, la victoire en dépit de la terreur, la victoire aussi long et dur que soit le chemin qui nous y mènera ; car sans victoire, il n’y a pas de survie. »


    La réaction des députés ne se fait pas attendre : ils font une ovation au nouveau Premier Ministre, dont la rhétorique, qui sera récompensée en 1953 par le Prix Nobel de littérature, allait donner aux Anglais le courage de résister seul aux assauts et bombardements nazis durant plus d’un an, avant de recevoir le soutien des Etats-Unis.
    Churchill aurait emprunté au nationaliste italien Giuseppe Garibaldi la formule clé qu’il emploie. Plus tard, en réponse à ceux qui lui demandaient quel fut son rôle durant la seconde guerre mondiale, Winston Churchill dira : « J’ai rugi ».


    ******************

    Et quelqu’un d’autre que nous n’avons peut-être pas oublié.
    Alors qu’il était chef d’état major des armées le 17 juillet 2017



    Confiance Gzonzo14




    Mon cher camarade,

    « Confiance, confiance encore, confiance toujours ! ».
    C’est par ces mots que le général Delestraint conclut ses adieux à ses compagnons d’armes, au mois de juillet 1940, à Caylus. Alors même que la défaite est actée, son discours est une exhortation ferme à rejeter toute « mentalité de chien battu ou d’esclave ».
    Quelques mois plus tard, conformant ses actes à ses paroles, il prend la tête de l’Armée secrète. Arrêté, torturé puis déporté, il meurt au camp de Dachau, le 19 avril 1945, moins de trois semaines avant la victoire, dont il a été l’un des artisans les plus actifs.
    Ce qui m’a toujours frappé dans cette recommandation du général Delestraint, c’est d’abord ce qu’il ne dit pas.
    Il ne dit ni « en qui », ni « en quoi » avoir confiance.
    A ses yeux, le plus important est, avant tout, cet état d’esprit singulier – cet « optimisme de volonté » – qui choisit de voir la plus infime parcelle de lumière au cœur des ténèbres les plus noires.
    La confiance, c’est le refus de la résignation.
    C’est le contraire du fatalisme, l’antithèse du défaitisme. Et, en même temps, il y a dans la confiance une forme d’abandon. Agir sans s’abandonner, c’est faire preuve d’orgueil. S’abandonner sans agir, c’est se laisser aller.
    Choisissons, donc, d’agir comme si tout dépendait de nous, mais sachons reconnaître que tel n’est pas le cas. Autrement dit, si toute notre foi, tout notre engagement et notre détermination sont nécessaires, ils sont à jamais insuffisants pour envisager la victoire. La vraie confiance réconcilie confiance en soi et confiance en l’autre.
    La confiance en soi, d’abord. Vertu essentielle qui se construit dès l’enfance. Vertu qui naît des obstacles surmontés. C’est le cas dans les stages d’aguerrissement, que certains d’entre vous ont vécus. Ils vous révèlent vos capacités réelles qui dépassent, de beaucoup, ce que vous auriez pu imaginer. La confiance en soi est un moteur. Elle libère les énergies et encourage à l’action. Les fausses excuses tombent. Tout ce dont je suis capable devient possible !
    La confiance dans l’autre, ensuite. Celle par laquelle je reconnais que je ne peux pas tout ; que le salut passe autant par mon camarade, mon chef, mon subordonné que par moi-même. Par cette confiance, je m’assume dépendant. Cette reconnaissance est le ciment de nos armées. La confiance mutuelle fait notre unité, en même temps que notre assurance.
    C’est elle qui fait dire au capitaine de Borelli, considérant ses légionnaires : « Par où pourrions-nous bien ne pas pouvoir passer ? ».
    La confiance dans le subordonné est, particulièrement, féconde. On a pris l’habitude de lui donner un nom savant : la subsidiarité ; mais ça ne change rien. Comme chef d’état-major des armées, je mesure chaque jour davantage à quel point je suis dépendant de l’action de chacune et de chacun d’entre vous. Seul, je ne peux rien. Ensemble, rien n’est impossible !
    Je terminerai par une recommandation. Parce que la confiance expose, il faut de la lucidité. Méfiez-vous de la confiance aveugle ; qu’on vous l’accorde ou que vous l’accordiez. Elle est marquée du sceau de la facilité. Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d’être aveuglément suivi.
    La confiance est une vertu vivante. Elle a besoin de gages.
    Elle doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l’obéissance active, là où l’adhésion l’emporte sur la contrainte.
    Une fois n’est pas coutume, je réserve le sujet de ma prochaine lettre.
    Fraternellement,

    Général d’armée Pierre de Villiers
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