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    Un tour en GRISE ?

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    Un tour en GRISE ? Empty Un tour en GRISE ?

    Message par Blu Dim 15 Déc - 12:13

    C'est bientôt Noël alors si on se faisait un petit cadeau ?
    Sentir quelques odeurs, vibrer avec la carlingue, sursauter avec le klaxon…

    La GRISE a pris des cheveux gris mais quand même, toujours bon œil et bon pied !

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    Un tour en GRISE ? Empty Re: Un tour en GRISE ?

    Message par Jean Dim 15 Déc - 12:54

    Ce serai en effet un très beau cadeau de Noël !
    Ce serai aussi un pèlerinage symbolique ou nostalgique pour certains.
    Personnellement je n'ai sauté qu'une fois avec le Nord, mais quelle aventure.
    Allez, revenons sur terre.
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    Un tour en GRISE ? Empty Re: Un tour en GRISE ?

    Message par LANG Dim 15 Déc - 17:37

    Nostalgie, vous avez dit nostalgie...
    Le Noratlas porte de numéro 105. J'ai cherché si par hasard j'étais monté à son bord.
    Dans mon carnet de services aériens (retrouvé grâce à Arcimboldo) j’ai trouvé son collègue le 106. C'est lui qui m’avait « offert »  mon 4ème et mon 5ème saut en PMP.
    A la première page  :
    9 et 10 juin 1962, N2501 106 chef de bord  sous-lieutenant Mengual 400m 0h10 SOA Delme
    Nous avions décollé de Nancy pour sauter sur Delme. Un coin bien connu du 1er RCP…

    Madame Nostalgie
    Depuis le temps que tu radotes
    Et que tu vas de porte en porte
    Répandre ta mélancolie

    Madame Nostalgie
    Je veux entendre des orages
    Respirer des jardins sauvages
    Voir le soleil et la pluie…


    Au fait, ceux qui n'ont pas égaré leurs carnets devraient y jeter un coup d'œil...
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    Un tour en GRISE ? Empty re : un tour en grise

    Message par salliere herve Dim 15 Déc - 21:12

    Merci pour ce moment de bonheur , prémi du coté de Grenoble , 4 sauts de ce magnifique avion …. Nostalgie !!!
    Mon Noratlas d'après le carnet c'était le M 161 , le 11et 12 septembre 1970 , le chef de bord Cte Doublet , saut à saint Geoirs ( du coté de Lyon ) . Quelques mois plus tard , IDRON et le 1er RCP , d'autres DZ et d'autres montagnes ....

    amitiés d'un vieux rapace


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    Un tour en GRISE ? Empty Retrouvé le N° 161

    Message par NORATLAS Mar 17 Déc - 11:01

    Bonjour Hervé,

    Je n'ai pas retrouvé le chef de bord DOUBLET mais le Noratlas N° 161 mis en service 05/06/58 fin de service 03/11/80.
    Tu peux encore l'admirer à l'entrée de l'ETAP juste devant le Musée des paras à Pau ...


    Un tour en GRISE ? 00112
    Un autre vieux RAPACE
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    Un tour en GRISE ? Empty re: un tour en grise ?

    Message par salliere herve Mar 17 Déc - 15:32

    Merci André pour l'info ,je ne savait pas qu'il m'avait suivi . Dés que je passe devant l'entrée de l'ETAP , j'irai lui serrer l'hélice en souvenir des premiers émois d'un vieux rapace .
    Amitiés
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    Un tour en GRISE ? Empty Re: Un tour en GRISE ?

    Message par Rambo 7 Jeu 10 Sep - 21:29

    Un tour en GRISE ? Vert10

    Je me demande comment tous ces gens ont eu le courage de monter dans ces avions !
    Des "trucs" qui vibraient de partout, un plancher en bois, un nez de bouledogue, pas de sièges couchette ni de toilettes ?
    Qui décollaient "portes ouvertes" parce que l'équipage avait oublié de les emporter ?
    Des hublots encrassés on se demande qui faisait le ménage !  
    Un "machin" inadmissible avec ticket non remboursable et même pas de bar !
    Et ceux qui vous balançaient par les portes ? Des brutes je vous dis !
    Il est vrai que ceux qui montaient avaient un parachute, ça donnait confiance...
    lol!
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    Rambo 7
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    Un tour en GRISE ? Empty re : un tour en Grise

    Message par otosan Ven 11 Sep - 14:06

    C'est vrai , allait il s'arracher du sol ??? . Mais quelle belle vue pour des jeunes qui n'avaient jamais pris l'avion .
    Un demi baptême de l'air , car jeté dehors en route alors que partout on nous interdit de descendre en marche .
    Nostalgie de ses inoubliables moments . lol!
    Anonymous
    otosan
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    Un tour en GRISE ? Empty le vacarme même en stéréo

    Message par vazimeli Mer 27 Jan - 19:26

    Bonjour à tous
    Personnellement je n'ai connu que la "grise" (ah la fidélité en amour !?) ...alors je ne peux pas juger si c'était à chaque fois une aventure mais sans portes bien sur c'est déjà pas mal mais j'ai connu aussi avec les 2 demi coquilles enlevées...alors là c'était de la stéréo !? ...et de la vue grand angle
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    Un tour en GRISE ? Empty Re: Un tour en GRISE ?

    Message par JEEP256 Mer 27 Jan - 19:59

    Oui même si j'ai pas beaucoup de sauts en grise, je reconnais qu'ils étaient par rapport au transall un tant soit peu folklorique.
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    Un tour en GRISE ? Empty Un tour en grise

    Message par Hubert DENYS Jeu 28 Jan - 18:13

    Je suis un peu surpris que pas un de vous ne parle d'un saut effectué dans un avion emblématique des paras.
    Si comme la plupart de nous, j'ai effectué mes premiers sauts en Nord 2501, lorsque j'étais à Ivato, (Madagascar) il n'y avait pas de Noratlas mais que des Dakota C 47 Skytrain et j'ai effectué la plupart de mes sauts à partir de cet avion. Cet avion a été utilisé par le 2e RPIMa jusqu'en 1969, je crois et il a été remplacé par des Nord 2501. Je n'ai jamais sauté de Transall.Un tour en GRISE ? Paras_10
    Saut à Bayonne
    Un tour en GRISE ? Saut_i11
    Saut à IVATO

    Un tour en GRISE ? C47_da11
    Dakota à Madagascar

    De plus, je ne peux pas vérifier sur mon carnet aérien car il a été détruit, ainsi que tous mes papiers militaires lors de la tempête Xinthia en février 2010. Je n'ai fait refaire que mon certificat de brevet
    Le dernier saut de Noratlas que j'ai effectué l'a été lors de la manœuvre avec la Légion et le porte-avion Clémenceau à Diégo-Suarez. Nous avons décollé d'Ivato, fait escale pour la nuit à Majunga et sauté sur Diego-Suarez en 1968, si mes souvenirs sont bons.
    Déjà un demi-siècle tout ça !!!!!


    Dernière édition par Hubert DENYS le Jeu 28 Jan - 18:43, édité 2 fois (Raison : oubli)

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    Un tour en GRISE ? Empty Re: Un tour en GRISE ?

    Message par salamandre Jeu 28 Jan - 18:55



    Un envoi de vert que je mets en ligne en Réponse.



    Mon premier saut.

    Je saute de ce tabouret ridicule pour effectuer mon 237e roulé-boulé. Etait-ce un avant-droit ou un arrière-gauche ? Je n’en ai pas souvenance. Les autres du groupe auquel j’appartiens font de même. Quand le dernier se relève, le sergent, un dur à cuire qui est notre instructeur parachutiste, pointe son index vers le ciel et hurle :

    « La prochaine leçon se passera LA HAUT ! »

    Il fait un temps pourri. Le plafond de nuages est très bas, il y a du brouillard ; il n’est pas certain que nous pourrons sauter. Tous les matins, on nous réunit dans la salle de classe pour y attendre des nouvelles de la météo. Toujours la même chose : le plafond est trop bas, la visibilité insuffisante… Et on rentre passer la serpillière dans les chambrées.

    Un jour, on nous annonce que c’est peut-être pour aujourd’hui. On part s’équiper et on arrive devant les avions. Les types du groupe qui nous précède endossent leurs parachutes, montent dans le zinc… Et en ressortent aussitôt. Météo trop limite ! Aïe aïe aïe ! On les plaint. Tant d’émotions pour rien ! Mais au fond, on est un peu soulagés que ça soit remis à plus tard.

    Enfin, le grand jour arrive ! La météo est acceptable. On décolle tout à l’heure !

    En entrant dans l’avion, je retrouve un environnement familier. Je le connais par cœur ce bimoteur, le Nord atlas 2501. J’en ai même franchi la portière plusieurs fois vers l’extérieur. Sauf qu’alors, le sol, ou plutôt l’estrade, se trouvait 50 cm plus bas que le plancher de l’avion ! C’était pour répéter la chorégraphie qui précède le saut. Comme dans un cours de danse où, pour apprendre la rumba ou le mambo, l’élève pose ses pieds sur des traces de pas dessinées sur le parquet. Là c’est : pied gauche, pied droit, pied gauche, go ! Plus proche du rock'n roll que de la valse lente.

    L’avion est bizarre. C’est comme un œuf kinder avec des ailes où sont fixés deux tubes qui les relient au gouvernail. Ma hantise, complètement stupide je l’avoue, est de me manger la queue de l’appareil juste après le saut. J’aurais préféré un Transall, ou on sort par l’arrière, sans « obstacle ». Mais bon ! C’est pas moi qui choisis !

    On s’installe sur les banquettes disposées sur des deux côtés, en tenant bêtement dans la main droite le mousqueton de la SOA à laquelle sera bientôt suspendue notre vie.

    Les hélices tournent, le bruit est fort. Le Nord atlas s’élance sur la piste ; et le boucan devient insupportable. Enfin on décolle !

    Tiens ! Les portes sont ouvertes ? Je pensais qu’on ne les ouvrait qu’avant le largage. Il fait froid. C’est plein de courants d’air ici ! Mais le froid, on ne le sent pas ; on a autre chose en tête !

    Je vois, au travers du hublot crasseux, le sol herbu s’éloigner progressivement, puis des champs, des routes, des maisons. C’est magique !

    Issu d’un milieu plutôt modeste, je pensais que prendre l’avion était un privilège réservé aux PDGs et aux stars de cinéma. Et voilà ! J’y suis ! Je ne m’imaginais pas que c’était aussi bruyant. Dans les films on voit toujours les pilotes et les passagers discuter tranquillement. Dans ce coucou bringuebalant, il faudrait gueuler à l’oreille de son voisin pour lui faire entendre quelque chose. De toutes façons, on n’a rien à se dire !

    En face de moi, le stick qui va sauter par la porte gauche. Les visages sont blêmes sous les casques. Les grandes gueules, comme les timides, arborent de tristes mines. Le serre-pattes , par contre, affiche un air hyper décontracté. Il est accoudé à la paroi, près de la portière, dans l’attitude d’un employé de bureau devant la machine à café. Remarquant que ses passagers font la gueule (il doit en avoir l’habitude !) il porte deux doigts aux commissures de ses lèvres et nous fait un sourire . Comme pour nous dire : « Qu’est-ce qui se passe les gars ? Pourquoi êtes-vous si maussades ? Vous venez de recevoir un rappel d’impôts ? Votre nana vous a largué ? Mais souriez bon sang ! Un PARA ça doit être joyeux ! ». C’est à un autre type de largage qu’on pense ! Certains esquissent un sourire mais on sent que le cœur n’y est pas vraiment.

    Je me sens pris d’une étrange sympathie pour cet instructeur, qui n’était pourtant pas économe de coups de ranjo au postérieur quand nous effectuions mal les manœuvres, suspendus au portique de métal qui figurait le parachute à l’entraînement.

    L’avion a pris de l’altitude, on se lève et on accroche le mousqueton de la sangle sur le filin d’acier qui court au long de la paroi ; comme à l’entraînement.

    Le premier à sauter, c’est Hervé ou René ( je ne me rappelle plus son nom). Il ne manifeste aucune émotion en passant la portière. Il faut dire qu’il doit avoir plus de 2000 sauts à son actif ; et surtout que c’est un mannequin, une espèce de momie couverte de bandelettes dont la forme rappelle vaguement celle d’un corps humain. C’est pour évaluer le vent. Le moniteur suit d’un œil attentif les évolutions de notre ami dans l’atmosphère. Il semble satisfait. A tout à l’heure, Hervé !

    L’avion fait une boucle pour effectuer un deuxième passage sur la drop zone. On se colle les uns contre les autres, selon l’expression assez triviale mais très parlante qui décrit la position à adopter en pareille situation (éloignez les enfants !), et qui n’est pas celle du missionnaire : « bite à cul ».

    Les hasards du tirage au sort ou l’ordre alphabétique m’ont évité la chance d’être « premier de porte ». Il paraît que c’est encore plus impressionnant quand on est le premier à se jeter dans le vide. Moi, je suis déjà assez impressionné comme ça !

    Puis une lampe rouge s’allume sur la paroi qui nous sépare du cockpit. Et un avertisseur sonore, assez puissant pour qu’on le perçoive malgré le bruit des moteurs, retentit. L’angoisse est à son comble. C’est le moment où on a furieusement envie de lever la main en direction du serre-pattes et de lui dire : « Euh, M’sieur, j’ai bien réfléchi ; finalement j’y vais pas ! Ou si vous y tenez vraiment, on remet ça à la semaine prochaine. D’accord ? » Mais on sait bien que ce serait inutile. Et pas seulement à cause du boucan qui couvrirait notre voix !

    Après, tout va très vite. Tous les yeux fixés sur la lampe la voient passer au vert. Ça y est ! Et que ça saute ! C’est le cas de le dire ! Le pistonné qui a obtenu l’honneur d’ouvrir la cérémonie s’avance jusqu’à la porte, et disparaît. Les deux suivants en font autant. C’est mon tour. Je ne pense à rien. Je jette le mousqueton vers l’avant. Je fais mes trois pas. Peut-être pas dans le bon sens, mais c’est le cadet de mes soucis. Je prends mon appui et…

    D’abord, la sensation vertigineuse d’être aspiré dans un siphon aux dimensions cosmiques, ou une chasse d’eau divine et juste après, l’impression d’être violemment tiré vers le haut, comme si je devais réintégrer le zinc. Ou comme si Dieu vous tirait par le paletot. Mais ce n’est qu’une impression ; le paradis, le vrai, c’est pas pour aujourd’hui !

    « Il s’est ouvert, Mama mia ! Merci mon Dieu ! Merci au plieur de ne pas avoir forcé sur le beaujolais avant d’effectuer son travail. Merci sergent ! Merci au ministère de la défense pour consacrer suffisamment d’argent au matériel pour qu’on ait des produits de bonne qualité. Mon p’tit ventral, tu vas rester bien sagement plié dans ton sac ! »

    On a beau savoir que les accidents sont rarissimes, cette ouverture est vécue comme un petit miracle.

    Je vole, comme un oiseau. Je n’ai jamais été aussi loin du sol, même quand je suis monté sur la tour Eiffel. Je regarde à droite, à gauche. Des corolles blanches et vertes se sont épanouies autour de moi, soutenant des types qui sont dans le même état d’esprit.

    Et quel silence ! Il y a bien le bruit de l’avion qui s’éloigne, mais par contraste avec le vacarme qui régnait dans l’habitacle, je me sens très au calme.

    Bon, c’est pas tout ça. Au boulot ! D’abord, vérification de la coupole. Je lève la tête. Elle est là, toute belle, toute ronde, à quelques mètres au-dessus de moi. Je l’adore ! « Tiens ! Le mien est blanc ! » Ensuite, choisir un point de repère fixe au sol. Pas une vache, une vache ça bouge. Enfin, à mon avis ça ne bouge pas trop ; c’est ce que j’ai failli dire au sergent pendant l’instruction. J’ai trop tendance à ramener ma fraise, et j’ai bien fait de me taire… De toutes façons, il n’y a pas de vaches ici. Tiens ! Ce petit arbuste au bord du chemin, ça sera parfait. Donc le vent vient de par là. Je tire sur les deux sangles qui lui font face et ramène mes mains contre ma poitrine. Ça marche ! Ma vitesse horizontale diminue sensiblement. C’est beaucoup plus « doux » que sous le portique ; le parachute est maniable. Les dizaines de mètres cube d’air coincées sous la coupole la font réagir aux tractions comme la voile d’un bateau.

    Je n’ai plus qu’à attendre et jouir de l’instant. « Super ! J’ai sauté en parachute. Même pas mort ! »

    Je regarde en bas. La terre se rapproche. J’en suis maintenant peut-être à 30 m. Ne pas regarder ses pieds, fixer l’horizon. Je me fais violence pour ne pas observer le sol. Fléchir les jambes, préparer le roulé-boulé. Ça sera un avant gauche. Bon, ça sera… ce que ça sera !

    Boum ! Dans les semelles. J’ai repris contact avec le plancher des vaches qui bougent. Je m’affale. Je me relève. Je ramène à moi l’immense voilure en tirant sur les suspentes du bas et j’en fais un baluchon informe que je serre contre ma poitrine. Je cours vers le camion. Les visages que je voyais tirer une gueule d’enterrement dans l’avion sont maintenant épanouis. « super ! », « magnifique !», « génial ! », on n’entend que ça. On attend le deuxième saut avec impatience.

    Hélas ! Le temps est resté pourri sur la DZ . Des quatre sauts promis, on en n’a fait un seul je n’ai pu renouveler l’expérience que le lendemain.

    Les types qui ont sauté 1000 fois et qui passent la portière d’un avion comme ils franchissent la porte de leur salle de bain ont tous connu de semblables émotions au cours de leur premier saut. Il y a dans la vie humaine des premières fois plus ou moins réussies. Mais celle que connaissent les paras est toujours une expérience inoubliable.

    Je n’ai pas vraiment eu peur lors de ce premier saut. Je ne dis pas ça par forfanterie. J’étais en proie à une émotion qui transcende la peur. Presque aussi ému de prendre un avion que d’en sauter en marche. Mais…

    Avant de recevoir mon affectation, je me voyais conducteur de char ou chasseur Alpin, comme beaucoup de mon âge, et me voilà au 1er RCP à IDRON, puis à LIBREVILLE au GABON. Je suis fier et content d’avoir intégré cette unité dont j’ignorais tout, bien que ce soit dur. Mais bon, c’est les classes ! Après ça sera plus cool… ( Quoique à la première compagnie ce n'était pas tous les jours les vacances.)
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    Un tour en GRISE ? Empty Re: Un tour en GRISE ?

    Message par 66-2B Ven 29 Jan - 18:11

    " Vert " est à remercier !

    Il  a fixé toutes les  procédures durant sa "visite " à l'ETAP, jours aprés jours, agrès après agrès ...

    L'ambiance dans la carlingue, est commune à tous les premiers sauts de tous les Parachutistes  de tous les horizons, quelque soit la nation .

    On oublie vite les 1000 questions que l'on se posait durant ce stage, dans ce bruyant "aéronef" : être à la hauteur de ce que les instructeurs attendent de nous .   La porte nous aspire, allez vite, la SOA, face à la porte , les pas, le vide , le choc de l'ouverture , les vérifs, le tour d'horizon, , déjà le sol qui approche , les jambes serrées, légèrement fléchies , le roulez boulet pas académique etc... Vite, les copains pour raconter son exploit !

    Nous sommes enfin des Parachutistes !
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