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    Général Piquemal, itinéraire d'une dérive

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    Général Piquemal, itinéraire d'une dérive Empty Général Piquemal, itinéraire d'une dérive

    Message par locatelli



    Sur son site, Christian Piquemal dit avoir fait "jaillir une flamme". Nicolas Sarkozy aurait "aimé qu'on laisse tranquille ce général".
    Par Jean Guisnel le 13/02/2016.


    Ce samedi 13 février, Nicolas Sarkozy a lancé qu'il aurait « aimé qu'on laisse tranquille ce général ». Le 6 février, le général de corps d'armée « en deuxième section » (retraité) Christian Piquemal était arrêté à Calais lors d'une manifestation organisée par le mouvement Pegida. Président du Cercle de citoyens patriotes, il défend les idées de la droite la plus extrême. L'idéologie qu'il défend est bien connue et ses anathèmes tiennent en peu de mots : « Nous marchons allègrement vers un multiculturalisme imposé, menant à des communautarismes religieux fanatiques, encouragés par la plupart de nos élites et dirigeants et par des médias surinformants qui nous abrutissent de pensée unique. Nous sommes extrêmement inquiets en regard de l'invasion sourde, mais rapide, du radicalisme religieux et du racisme anti-blanc. »

    Ces propos ne soulèveraient l'intérêt de personne s'ils étaient tenus par le citoyen Piquemal. Mais il est un général en retraite, toute l'ambiguïté sur laquelle il joue se trouvant là. Avait-il le droit de parler publiquement ? Oui. Placé dans la « deuxième section », il n'est pas privé d'expression. Son camarade François Chauvancy, général de brigade lui aussi en deuxième section, rappelait au début de ce mois sur son blog Défense et sécurité que « les militaires en retraite ont le droit de s'exprimer et ne doivent pas s'en priver ». Mais pas dans n'importe quelles conditions ! En effet, le droit d'expression des militaires est cadré par l'article L 4121-2 du Code de la défense : « Les opinions ou croyances, notamment philosophiques, religieuses ou politiques, sont libres. Elles ne peuvent cependant être exprimées qu'en dehors du service et avec la réserve exigée par l'état militaire.

    Cette règle s'applique à tous les moyens d'expression. » Piquemal n'a assurément pas observé cette règle en appelant publiquement à une manifestation interdite, en y participant et en s'y présentant comme le chef de file d'un mouvement extrémiste…

    Promotion Vercors
    Présenté par ses amis comme un « glorieux soldat », Christian Piquemal n'est pas en capacité, sur ce terrain, de concourir avec nombre de ses camarades. Le colonel Michel Goya, blogueur influent, écrit que sa présence à Calais « est sans doute la chose la plus dangereuse qu'il ait faite dans sa vie ». Saint-Cyrien de la promotion Vercors (1960-1962), une honnête carrière de fantassin et de parachutiste l'a conduit dans la Légion étrangère, puis ici ou là, notamment dans la filière nucléaire à Moruroa et ailleurs. Et, en fin de cycle, dans deux postes où l'on n'entend pas trop siffler les balles.

    À l'hôtel Matignon d'abord, où il avait été placé par l'armée de terre comme adjoint « terre » du chef du cabinet militaire du Premier ministre Michel Rocard. Son patron de l'époque à Matignon, le général d'armée aérienne Bernard Norlain, lui aussi dans l'actualité récente, se souvient de Christian Piquemal comme d'« un adjoint impeccable, courant vite, pas du tout excité, pas un de ses fous furieux que l'on discerne très rapidement ». Mais c'était il y a plus de vingt ans…

    Drapeau blanc
    Après Matignon, Christian Piquemal partit à Aubagne (Bouches-du-Rhône) commander la Légion étrangère, poste non opérationnel s'il en est.
    Il s'agit essentiellement de maintenir cette troupe d'élite dans sa légendaire cohésion et dans un impeccable état de préparation au combat, tâche dans laquelle il n'a pas failli. Il ne porte donc pas de responsabilité dans une affaire qui l'a profondément traumatisé, comme toute la Légion, au printemps 1995, quand un jeune lieutenant et ses 62 hommes furent pris en otage par les Serbes de Bosnie.

    Les Casques bleus ne furent libérés qu'après avoir été contraints de sortir en agitant un drapeau blanc au bout d'un manche à balai. Le président Jacques Chirac, nouvellement élu, lança à leur propos : « Ils peuvent se battre, être blessés et malheureusement être tués, mais pas humiliés ! » Il avait ordonné en secret, avant leur libération, une importante opération des forces spéciales, appelée Balbuzard noir, qu'il ne fut finalement pas nécessaire d'engager. L'auteur de ces lignes peut témoigner que Christian Piquemal avait conservé de cet épisode un souvenir particulièrement amer.

    Code d'honneur légionnaire
    Depuis les événements de Calais, plusieurs officiers généraux de l'armée se sont exprimés. Le général d'armée Bruno Dary, ancien gouverneur militaire de Paris et président de l'Amicale des anciens légionnaires parachutistes, prend la défense de Christian Piquemal, en rejetant la responsabilité de l'incident sur les forces de l'ordre et le gouvernement : « Je tiens à me faire l'interprète de beaucoup de mes camarades, en exprimant notre étonnement de citoyen devant la manière dont cet incident a été géré et a pu ainsi déraper, par tant de maladresses, d'ambiguïtés et d'inopportunité ! » Les sons de cloche sont nettement plus critiques chez d'autres anciens officiers, tous Saint-Cyriens, qui ont fait connaître leur point de vue.

    Le général d'armée Thierry Cambournac, président de l'Union nationale des parachutistes et successeur de Piquemal à ce poste, a publié un communiqué sévère, mettant en garde ceux de ses membres qui seraient tentés de soutenir le général : « Je réitère avec vigueur que l'UNP n'est pas et ne sera pas partie prenante à ces événements, et qu'aucun de ses membres ne peut se prévaloir de son appartenance à l'UNP dans ces circonstances. » Même son de cloche chez les anciens de la Légion étrangère, dont le président, le général Rémy Gausserès, a précisé que Christian Piquemal a agi « à titre personnel ». Cela revient à dire qu'il ne peut être accusé d'avoir associé symboliquement les armées à son opération politique, ce qui l'aurait alors conduit à « transgresser l'article 7 de notre code d'honneur de l'ancien légionnaire : Je m'interdis d'impliquer la Légion étrangère dans toute action politique ».

    « Apparatchik militaire »
    Mais c'est indiscutablement le général d'armée Jean-René Bachelet qui a frappé le plus fort, dans un texte publié par le blog Secret Défense. Sur les qualités militaires de Christian Piquemal, qu'il qualifie d'« apparatchik militaire », il est cruel : « Ceux qui l'ont connu à l'époque n'ont alors identifié ni un sens politique affirmé ni quelque sensibilité que ce soit en ce domaine. Ils ont même pu s'étonner d'un tel positionnement, que certains n'ont pas hésité à expliquer comme la mise sur trajectoire d'un poulain de la Légion, à toutes fins utiles. » Quant à son projet politique, il l'abat en flammes : « Sur fond d'inculture politique, voire d'inculture tout court, c'est la permanence, au sein de ces armées, d'une famille d'esprit bien typée : l'armée, considérée résolument étrangère à un monde politique jugé sulfureux, y est vécue comme le conservatoire des valeurs nationales qui seraient oubliées, voire trahies, dans la société civile, monde politique, éducation, médias, conjuguant pour cela leur œuvre de sape, sur fond d'immigration massive incontrôlée. Ce n'est pas le fascisme qui est à l'œuvre, c'est la rémanence de l'état d'esprit de l'armée d'armistice des années noires. C'est l'armée de Weygand et de Giraud. »

    Aucun regret
    Durant cette tempête dans un verre d'eau, qu'il a délibérément provoquée en appelant urbi et orbi à cette manifestation interdite, Christian Piquemal a d'abord expliqué sur RTL qu'il regrettait désormais d'y avoir participé. Mais rien n'est plus faux. Il n'a en réalité pas la moindre intention de lâcher l'affaire, comme le montre le communiqué sur la homepage de son site web. Il pense que, grâce à lui, « a jailli une flamme, que rien ni personne ne pourra jamais éteindre ». Et de préciser : « J'aurai l'occasion de m'expliquer clairement et de confondre mes détracteurs ! » Ce ne sont pas des propos exprimés « avec la réserve exigée par l'état militaire ». Le général de 76 ans entend bien battre la campagne jusqu'à la date de son procès, fixé au 12 mai, pour répondre de sa « participation à un attroupement qui ne s'est pas dissous après sommation ».



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    Général Piquemal, itinéraire d'une dérive Empty Re: Général Piquemal, itinéraire d'une dérive

    Message par LANG

    Une affaire qui a fait quelques remous…
    Pour ma part, je la trouve triste.
    Une agitation qui n’est pas à la gloire des généraux ni des saint-cyriens.
    Entre les soutiens, les silences et les descentes en flammes tout le monde médiatique et gauchiste s’est royalement amusé à compter les coups… Un vrai plaisir !
    L’improvisation (et peut-être l’inconscience) de Piquemal a autorisé certains à lancer des coups sous la ceinture. En principe, les étoiles sont situées plus haut…
    Naturellement, un monde fou s'est précipité pour commenter les commentaires des commentaires et ce monde de la grande muette a vibré de rage et de désespoir. Oh rage, Oh désespoir…
    Oui, la vieillesse est toujours une ennemie...
    Mais pourquoi toute cette haine ?

    « Puisque je suis l'un d'eux, je ne renierai jamais les miens quoiqu'ils fassent. Je ne parlerai jamais contre eux devant autrui. S'il est possible de prendre leur défense, je les défendrai. S’ils sont couverts de honte, j'enfermerai cette honte dans mon cœur, et je me tairai ! Quoique je pense alors sur eux, je ne servirai jamais de témoin à charge ». Antoine de Saint-Exupéry.
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