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    05 décembre

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    Message par Jean



    Cette journée donne lieu chaque année, à des cérémonies à Paris et sur l'ensemble du territoire.


    La journée nationale d'hommage aux Morts pour la France pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie a été instaurée par le décret n° 2003-925 du 26 septembre 2003.

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    Message par Jean



    Guerre d’Algérie, pourquoi la date du 5 décembre n’apaise pas les mémoires
    La date du 5 décembre a été choisie pour commémorer les morts pendant la guerre d’Algérie. Sans lien avec les événements historiques, elle n’est pas consensuelle pour autant.

    C’est Jacques Chirac qui en 2003 a instauré cette « Journée nationale d’hommage aux morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie ». À cette date, un an plus tôt, il avait inauguré le Mémorial situé sur le Quai Branly à Paris sur lequel sont inscrits les noms des soldats français tombés en Algérie – y compris après le « cessez-le-feu » théorique du 19 mars 1962.

    Deux autres journées de commémoration s’ajoutent à cette date « neutre » du 5 décembre. Depuis 2003 aussi, une « Journée nationale d’hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives », le 25 septembre. Et depuis 2012, la « Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc », le 19 mars.

    Lorsqu’en 2003 Jacques Chirac choisit la date du 5 décembre, cela fait trois ans que la mémoire de la guerre d’Algérie occupe le débat public. L’année 2000 est celle de l’explosion des tensions. Lors de son voyage en France, le président algérien Abdelaziz Bouteflika évoque la nécessité de rectifier « l’image parfois déformée de certains épisodes de la colonisation ».

    Les échanges souvent houleux sur le choix de la date du 19 mars – proposition de loi adoptée par l’Assemblée Nationale en 2002, finalement entérinée par le Sénat en 2012 – montrent assez combien ce choix politique n’a pas mis fin aux polémiques. « Cette date du 5 décembre ne contente personne, poursuit Tramor Quemeneur, elle ne peut participer à une réconciliation des mémoires car elle est désincarnée. Elle n’inscrit pas de véritable espace de commémoration. »

    Face à ce constat, nombre d’historiens sont partisans d’une « clarification mémorielle » au profit du 19 mars 1962, qui leur semble présenter un intérêt majeur : faire sens pour tout le monde. Choisir la date le cessez-le-feu ne signifie pas qu’on occulte les violences qui ont eu lieu après, argumentent-ils encore. Et de citer d’autres dates, consensuelles celles-là, qui ne marquent pas pour autant la fin réelle des conflits : celle du 8 mai 1945 qui n’implique pas l’oubli de Hiroshima ou Nagasaki et celle du 11 novembre 1918, alors que la démobilisation a lieu en 1919.

    En ce qui concerne la guerre d’Algérie, la multiplicité des dates de commémorations est d’autant moins satisfaisante qu’elle organise une « dispersion des mémoires propice à la surenchère, souligne l’historienne Sylvie Thénault, spécialiste de la colonisation en Algérie et de la guerre d’indépendance algérienne. Emmanuel Macron doit réunir les mémoires autour d’une seule date. Même s’il est évidemment impossible politiquement de rayer les autres, il pourrait distinguer le 19 mars par une cérémonie officielle. »

    Lors de son déplacement en Afrique, le président a précisé, dans un entretien à TraceTV , qu’en ce domaine, la « réparation est mémorielle ».

    Le choix de la date de commémoration revêt dès lors une importance particulière. « L’absence de décision politique n’est pas un facteur d’apaisement, conclut Tramor Quemeneur. Lui qui connaît la pensée de Paul Ricœur le sait : on ne peut se projeter sans faire état une fois pour toutes du passé vécu. »




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