Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Décembre 2019
LunMarMerJeuVenSamDim
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031     

Calendrier Calendrier

Petites annonces

    Pas d'annonces disponibles.

    Qui est en ligne ?
    Il y a en tout 35 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 1 Invisible et 34 Invités :: 2 Moteurs de recherche

    Aucun

    Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 238 le Jeu 14 Nov - 21:29
    Statistiques
    Nous avons 234 membres enregistrés
    L'utilisateur enregistré le plus récent est Pascal

    Nos membres ont posté un total de 2810 messages dans 1028 sujets

    sergent Schoepff

    Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

    Aller en bas

    sergent Schoepff Empty sergent Schoepff

    Message par vent du sud



    Nos Centaines de Laï Chau, Than Uyen et Nghia Lo deployaient devant l'attaque viet une activité intense. Dès Ier mois de septembre, la Centaine de Nghia Lo, avec le lieutenant Hans, les sergents Schoepff, Muet, Jacques, Janik, les caporaux Cheignon et Blaizon, signalaient le franchissement des premiers élements des divisions vietminh à Yen Bay. Puis ils jalonnerent la progression des éléments avancés.

    La Centaine de Than Uyen plaçait des mines sur tous les itinéraires conduisant au Fleuve Rouge. A plusieurs reprises, les maquisards allèrent miner la route de Lao Kay à Chapa et firent sauter de nombreux ponts.
    Celle de Laï Chau, gênée par la zone interdite sur la frontière de Chine par Ie commandant de la ZANO, multipliait les reconnaissances par éléments très légers sur un immense territoire.

    Dès Ie 15 septembre, il devenait évident que les Viets allaient lancer leur offensive d'automne en direction de Nghia Lo dont ils n'avaient pu s'emparer 1'année précédente. Mais, cette année, ils s'avançaient avec tout leur Corps de Bataille.
    Le 7 octobre, j'etais allé à Nghia Lo avec quelques officiers de l'EM des FTNV.

    Le lieutenant Hans, qui avait parfaitement suivi la progression des divisions viets grace à ses éléments avancés, toujours au contact, demanda l'autorisation de prendre du champ avec tous ses partisans. II souhaitait se trouver dans de bonnes conditions sur les arrières ou sur les flancs des divisions viets lorsque celles-ci passeraient à l'offensive.
    Malgré mon insistance, cette autorisation lui fut refusée. Au contraire, le colonel Commandant la ZANO obtint qu'il fût mis à son entière disposition.

    C'est ainsi que le 16 octobre, veille de l'attaque de Nghia Lo, et jour ou Bigeard était parachuté à Tu Le, Hans et ses hommes passèrent la journée à placer des mines dans les fils de fer barbelés qui entouraient la piste. Mais, pressentant 1'imminence de l'attaque, Hans refusa de se laisser enfermer dans le poste. La nuit tombée, il tenta de rejoindre ses éléments avancés qui, aux ordres du sergent-chef Schoepff, étaient restés dans la nature. II ne put jamais les rejointdre. Dans la nuit même, Nghia Lo était investi. Ecrasé par une dure préparation au mortier lourd, le poste succomba sous le nombre, au lever du jour.

    Pendant plus d'un mois, Hans et particulièrement la Centaine de Schoepff, grâce aux messages qu'ils envoyaient chaque jour, furent 1'unique source de renseignements qui permit au Commandement de jalonner I'avance viet et de connaître les intentions de l'ennemi.

    Malheureusement, ces moyens s'avérèrent vite insuffisants.
    Quinze jours après la chute de Nghia Lo, nous pûmes faire les premiers parachutages de vivres à Hans. Mais les parachutages ne pouvaient être clandestins. II était impossible de les effectuer de nuit car, dans cette région de montagnes, nous devions voler très bas.

    Ce premier parachutage leur permit de tenir encore quinze jours. II fut impossible, néanmoins, d'en effectuer un second. Le temps, comme cela arrive souvent au mois de novembre, était couvert. Chaque après-midi, nous partions avec le Dakota chargé de vivres et de munitions. Nous survolions la région dans laquelle Hans s'était maintenu. Nous prenions contact par radio, sans trouver dans les nuages le trou qui nous aurait permis le parachutage sauveur.

    Un des sous-officiers autochtones devait trahir Hans. Comme les Viets connaissaient sa valeur et le danger qu'il constituait pour eux, ils avaient réussi à introduire un traître dans son équipe. Fait prisonnier, il fut tué après avoir été affreusement torturé.
    Mais Hans n'avait pas regroupé autour de Nghia Lo tous ses éléments. Depuis six mois, le sergent Schoepff avait recruté en zone Meo un commando d'autochtones dans les environs du poste Bai Nong. II avait installé dans la montagne une petite base. II avait également recruté un commando dans la région de Tsien Tang, tandis que son camarade Janik recrutait un commando Thaï dans la région voisine. Chaque commando disposait d'une trentaine d'hommes encadrés par des chefs locaux.
    Schoepff avait parfaitement organisé cet ensemble, avec comme adjoints le sergent Guignard, le caporal Blaizon et un excellent radio, le sergent Muet. Ils avaient fait un bon travail préalable dans la région entre Nghia Lo et Ie Fleuve Rouge. is contrôlaient environ un millier d'habitants.
    Dans chaque village qu'ils traversaient, après avoir supprimé les chefs viets locaux, ils avaient crée des comités de libération, avec un président, un vice-président, un secrétaire, des agents dc renseignement et un petit groupe dc protection, constitue en général par trois ou quatre jeunes paysans.

    Le lieutenant Hans avait suivi de près cette expérience. Disposant ainsi d'une équipe de sous-officiers remarquablement doués il leur avait laissé le maximum d'initiative, leur fournissant dans la mesure de ses possibilités les moyens qu'ils demandaient. Ils avaient su rapidement acquérir une grande influence sur ces populations et sur les hommes de leurs commandos, hommes frustes et simples, qui avaient une grande admiration pour ces jeunes sous-officiers français ayant accepté de vivre leur vie, d'adopter leur vêtement, leur coiffure.

    Ceux qui servaient avec les Méos, par exemple, avaient le crâne entièrement rasé, ne laissant qu'une touffe de cheveux qui pendait entre leurs épaules. Ils en imposaient surtout par leur valeur physique, leur connaissance parfaite de leur métier et leur courage à toute épreuve.
    En un mot, c'étaient des chefs au sens où on devrait 1'entendre dans l'armée, qui donnaient I'exemple à leurs hommes par leur valeur morale et intellectuelle et par leurs qualités physiques. Ils étaient devenus par la force des choses de véritables chefs de bandes.

    Leurs hommes - si les circonstances les obligèrent parfois à les abandonner - ne les trahirent jamais.
    Les Commandos Méos, qui étaient incontestablement les meilleurs guerriers, avaient suivi à Hanoi avec Schoepff un court entraînement para. Rien ne les avait surpris. Ils s'étaient rapidement montrés excellents et ils avaient sauté pieds nus, sans aucun accident, pour rejoindre leur base.

    Pendant toute cette période, leur meilleur moyen de propagande était 1'appui qu'ils recevaient régulièrement de l'aviation. Lorsqu'un objectif leur paraissait justiciable de la chasse ou des B-26, il leur suffisait de le signaler à la Centrale d' Hanoi pour que, quelques heures après, la chasse ou les B-26 intervinssent, guidés du sol par les sous-officiers sur l'objectif désigné.

    Des éléments avancés Méos avaient traversé le Fleuve Rouge au mois de mai après avoir pris contact avec des Méos de Cho Quang Lo installés dans la région du Nord de Yen Bay. A partir du 15 septembre, ces mêmes éléments signalèrent que les Viets traversaient le Fleuve Rouge à Yen Bay et s'installaient sur la rive droite. Ils pensaient que c'étaient des éléments de la 308, la meilleure et la plus réputée des divisions viets, et dc la 312.

    II faut dire que notre meilleure source d'information en Indochine était les écoutes radio. On peut dire que, dans ce domaine, les équipes de descripteurs du SDECE avaient atteint la perfection.
    Ces messages viets étaient une source de renseignements précise et, de très loin, la meilleure dont disposait Ie Commandement français en ce qui concernait Ie corps de bataille du Viêt-minh, ses déplacements, son ravitaillement. Très souvent aussi, les intentions de l'ennemi nous étaient ainsi révélées.

    Mais, au début de chaque campagne d'automne, les Viets changeaient tons leurs codes. II fallait près d'un mois a nos descripteurs pour Ie reconstituer. C'était pour notre T Bureau un trou noir difficile à combler.
    Ce furent Schoepff et son fidèle radio Muet qui, grâce aux renseignements qu'ils réussissaient a nous faire parvenir régulièrement, contribuèrent largement a Ie combler. C'est ainsi qu'ils détectèrent successivement Ie passage dans la zone dans laquelle ils circulaient deséléments de la 308, de la 312 et de la 316.

    Schoepff naviguait pratiquement avec ses trois commandos au milieu du flot des divisions viets qui se portaient vers l'ouest. Le 16 octobre, il assista de très loin au parachutage du bataillon Bigeard dans la région de Tu Le, à 30 km au nord de Nghia Lo. Pour lui, c'était le signal que de durs combats allaient commencer. Le 17 au soir, il apprit quo le poste de Nghia Lo était tombe. Etant donne les effectifs énormes qu'il avait vu défiler et l'importance du matériel qu'ils transportaient, ce ne fut nullement une surprise pour lui.
    Mais, des ce jour, il allait être coupe de son chef, le lieutenant Hans, qui avait refuse de s'enfermer dans le poste malgré la menace de l'attaque viet et, parti trop tard, n'avait pu le rejoindre. Aussi l'équipe Schoepff allait être définitivement coupée de Nghia Lo. Elle demeura reliée seulement par radio a la centrale du GCMA à Hanoi qui, hélas, ne pouvait lui donner aucun renseignement. Au contraire, la Centrale attendait avec le plus grand intérêt ceux que l'équipe Schoepff pourrait lui communiquer.

    Relativement bien organise, Schoepff vivait avec ses hommes sur ses dépôts et sur l'aide que leur apportaient les villageois qui, malgré les troupes viets circulant dans la région, continuaient a les accueillir et les renseigner.

    II nous demanda seulement le parachutage de deux quartz pour deux postes radio en panne. Le parachutage eut lieu avec un Beaver qui les largua avec un petit parachute de façon a éviter le repérage.
    Mais la densité d'occupation des Viets était telle que le parachute fut aperçu et que la récupération des quartz dut se faire sous une grêle de balles tirées par une compagnie viet rapidement alertée. Desormais, tout parachutage était impossible.
    Cependant l'équipe de Schoepff allait se maintenir dans ces conditions extraordinairement difficiles jusqu'à la fin du mois de novembre. Mais ses partisans étaient inquiets de ce déferlement viet sans précèdent. Les chefs de village Mans lui envoyèrent une délégation lui demandant de se disséminer dans les villages avec ses hommes, d'enterrer les armes et d'attendre que l'orage passe.

    Pour les Mans, la dissimulation pouvait être facile. Mais, pourles Européens et leur commando Thaï, elle était impossible. Schoepff demanda donc à réfléchir. Le lendemain, dans la nuit, Ie commando Man partit, en abandonnant ses armes sur place. Schoepff et Guignard les enterrèrent et les piégèrent ainsi que tons les dépôts. Ceux-ci sautèrent lorsque les indicateurs y conduisirent des Viets.

    II restait à Schoepff son commando Thaï et son commando Méos,deux Européens, Guignard et Blaizon, et son radio Thaï ; Muet avait été gravement blessé au cours d'un accrochage.
    Impuissants, les maquisards assistaient au déferlement des unités viets, à l'occupation systématique des villages par 1e Viêtminh, à la destruction de l'oeuvre accomplie quelques mois plus tôt. Ils virent, en particulier, passer les premières cohortes de prisonniers, sans qu'il leur fut possible de les secourir. Un jour, Schoepff apprit qu'un groupe armé campait dans un village ; c'était celui du lieutenant Nung.
    II avait été parachuté avec son commando au début du mois de septembre dans la région pour parfaire son entraînement avant de rejoindre le maquis Chocolat qu'il n'avait pas cessé sa résistance.

    Ils prirent contact, passèrent agréablement la nuit dans le village avec les habitants. Nung était très connu. Mais, par mesure de sécurité, ils durent se séparer le lendemain. Nung qui connaissait parfaitement la région et ses habitants, des hommes de sa race, réussit, après de nombreuses péripéties, à rejoindre le camp retranché de Na San à la fin du mois de novembre.

    Rester en zone Man, solidement occupée par les Viets, devenait impossible. Schoepff et ses maquisards durent désormais y vivre dans la plus stricte clandestinité. en évitant les villages naguère encore amis.

    Ils se dirigèrent d'abord vers le Fleuve Rouge avec leurs deux commandos. Mais le Fleuve Rouge était strictement surveillé, un poste établi à chaque kilomètre environ. II était impossible de l'aborder et de le descendre en radeau avec tons les hommes, comme ils l'avaient envisagé. A la rigueur, les trois Européens pouvaient l'entreprendre mais il n'était pas question pour eux d'abandonner leurs camarades, surtout les Thaïs, sur le rivage.
    Ils décidèrent d'abandonner les rives, de grimper de nouveau sur les sommets et de regagner la zone Méo, qui leur avait toujours été fidèle.
    Poursuivis sans relâche par les Viets, ils quittèrent leurs chaussures pour ne pas laisser de traces. Les éléments communistes les suivaient à un jour de marche, persuadés qu'il s'agissait de forces importantes puisqu'elles étaient chaque jour en contact radio avec Hanoi et, chaque soir, passaient un message, d'ailleurs toujours impatiemment attendu par la Centrale.
    Au cours de la première quinzaine de novembre, alors que Schoepff commençait son émission journalière, des réguliers viets équipés en tenue camouflée, converts de feuillages, surgirent des converts environnants et leur demanderent de se rendre.
    Schoepff vida son chargeur sur son poste radio et s'enfuit dans la brousse, avec Ie sergent Guignard. Impuissants, ils assisterent au massacre des hommes de leur commando Thaï, cependant que leur propre interprete, fait prisonnier, leur demandait sur ordre des Viets de se rendre, en leur assurant qu'il ne leur serait fait aucun mal. Ils restèrent camouflés toute la journée pendant quo les Viets fouillaient systématiquement tons les fourrés sans les découvrir.
    A la nuit, sur la ligne de Crète qui était leur chemin habituel de repli indiqué par les Méos, ils rencontrèrent Blaizon. Lui aussi avait réussi à s'échapper.

    Sans poste radio, avec leur seule arme personnelle, quelques grammes de café soluble, une boule de riz, 1e code du chiffre, une boussole et une carte qui, malheureusement, s'arrêtait à 50 km de l'axe qu'ils avaient finalement choisi en direction d'Hanoï, ils allaient tous trois, pendant vingt-cinq jours encore, tenter de rejoindre nos lignes. Sur les sommets, les Méos les accueillaient et leur donnaient quelque nourriture. Malgré la prime importante qui leur était offerte, les Méos ne les livrèrent jamais.
    Mais les Méos n'occupaient que les sommets. Pour atteindre un nouvel habitat, il fallait traverser une vallée où leurs guides s'arrêtaient. Ils entraient progressivement dans une zone qui leur était inconnue.

    Dans une vallée, alors qu'ils avaient été hébergés par une famille de Thaï Noirs, les Viets les surprirent alors qu'ils mangeaient Ie riz offert par les habitants. Ils n'eurent que Ie temps de sauter sur leurs armes ; ils se battirent a coups de crosse et réussirent encore à prendre la fuite. Désormais, ils n'étaient plus qu'un misérable gibier sans cesse poursuivi.
    Plusieurs jours encore, ils échappèrent miraculeusement à tons les pièges, à toutes les embuscades. Réduits à manger des racines, des lézards ou des serpents, ils virent leurs forces décliner rapidement.
    Pieds nus, en guenilles, à bout de forces, ils n'arrivaient à faire qu'à peine 4 km par jour. Dans la dernière semaine de novembre, il ne leur restait que quelques munitions de carabines et deux grenades au phosphore. Ils avaient atteint la DZ ou, 1c 16 octobre, le bataillon Bigeard avait sauté. Ils retrouvèrent les harnais des parachutes. Du haut d'un rocher, ils lancèrent leurs deux grenades incendiaires sur un silo a riz autour duquel 2 à 300 soldats viets venaient se ravi-tailler. Dans la minute qui suivit, les VM se lancèrent à leurs trousses.
    Ayant une fois de plus échappé, par miracle, à la poursuite qui s'engagea aussitôt et sachant que ce miracle ne se reproduirait pas indéfiniment, Schoepff envisagea des lors de se rendre. II en fit part à ses deux camarades. Malgré l'avis de Blaizon qui s'y opposait, ils détruisirent leurs armes, sortirent de la tanière ou ils s'étaient refugiés et, les bras ostensiblement levés, marchèrent ainsi en direction du plus proche village. Un groupe de combat viet parfaitement équipé les encercla aussitôt.

    Après les avoir fait ficeler, Ie sous-officier viet leur donna à chacun une cigarette et les emmena au PC du Régiment pour leur premier interrogatoire. Ils étaient convenus entre eux de dire qu'ils appartenaient au bataillon para qui avait sauté 1c 16 octobre dans la région, qu'ils s'étaient égarés et qu'ils n'étaient pas arrivés à Ie rejoindre. Ils purent ainsi dissimuler leur appartenance au GCMA, ce qui leur aurait valu les plus affreuses tortures et la mort, comme quelques semaines plus tôt 1e lieutenant Hans.

    C'était Ie 28 novembre 1952. Pendant plus de deux mois, ils avaient réussi à se maintenir sur les arrières viets et, pendant un mois, grace à la complicité des habitants, ils avaient pu utilement renseigner Ie Commandement sur les unités qui se portaient en direction de Na San. Ils allaient désormais subir Ie sort de tous les prisonniers faits par les Viets et, malgré deux tentatives d'évasion qui échouèrent, ils restèrent dans les camps jusqu'a la fin de juillet.


    Texte du Livre du colonel Trinquier Les maquis d'Indochine.
    vent du sud
    vent du sud

    Messages : 72
    Points : 5054
    Réputation : 105
    Date d'inscription : 01/05/2017

    Revenir en haut Aller en bas

    sergent Schoepff Empty Re: sergent Schoepff

    Message par junker

    Quelle volonté et quelle endurance pour ces hommes pleins de courage avec un mental à tout épreuves !! Chapeau bas les gars du GCMA !!
    junker
    junker

    Messages : 141
    Points : 2243
    Réputation : 198
    Date d'inscription : 09/12/2018
    Age : 83
    Localisation : Deux-Sèvres

    Revenir en haut Aller en bas

    sergent Schoepff Empty Re: sergent Schoepff

    Message par Blu

    sergent Schoepff Schoep10
    (Source « Debout accrochez ! »)

    "...Ils en imposaient surtout par leur valeur physique, leur connaissance parfaite de leur métier et leur courage à toute épreuve.
    En un mot, c'étaient des chefs au sens où on devrait 1'entendre dans l'armée, qui donnaient l'exemple à leurs hommes par leur valeur morale et intellectuelle et par leurs qualités physiques. Ils étaient devenus par la force des choses de véritables chefs de bandes…"


    Exploits magnifiques d’un soldat qui est resté bien discret. On peut remercier le colonel Trinquier d’avoir écrit cette histoire sur les maquis.
    Jeune engagé, il avait été formé en 1947 à Tarbes au 5ème BPIC.
    Le Sergent Jean-Yves Schoepff était l’un des plus anciens détenus du camp 113.
    Il avait été libéré en septembre 1954, très affaibli. Rapatrié, il avait quitté l’uniforme et avait fait une seconde carrière dans une entreprise de construction immobilière de la région parisienne.
    Georges Boudarel lui avait écrit en 1992 à la suite du face à face télévisé avec ses accusateurs pour essayer de se justifier.
    Peut-être en bon alsacien lui a-t-il répondu : « Gott verdammi ! »
    Anonymous
    Blu
    Invité


    Revenir en haut Aller en bas

    Revenir en haut


     
    Permission de ce forum:
    Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum