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    Louis CHOMETTE

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    Louis CHOMETTE Empty Louis CHOMETTE

    Message par LOUSTIC



    Louis Chomette est né en 1919, à Saint-Etienne.

    En 1939, dès la déclaration de guerre, il s'engage au 7e Spahis à cheval, et est admis à l'Ecole de Cavalerie de Saumur.

    En mai 1940, promu aspirant, il commande un peloton de chars Somua et combat les troupes allemandes au nord de la Loire jusqu'à l'arrêt des hostilités. Il se distingue par sa brillante conduite.

    Maintenu dans l'armée après l'armistice, le sous-lieutenant Chomette est désigné pour l'Indochine en janvier 1941. Il est affecté au Tonkin, à That Khé d'abord, puis à Langson, au fort de l'Ile, en construction.

    Le 9 mars 1945, c'est le coup de force japonais contre les garnisons françaises d'Indochine. Louis Chomette anime la résistance du fort, son chef ayant été mis hors de combat dès le début de l'attaque. Le fort est assailli avec des moyens importants par les troupes japonaises disposant d'artillerie et apppuyées par l'aviation.

    Le dimanche 11 mars 1945, en fin de journée, le fort succombe sous le nombre. Louis Chomette est capturé  avec les derniers défenseurs valides. Les Européens sont attachés à l'ouvrage, et fauchés par des rafales d'armes automatiques. Les assaillants les achèvent alors, un à un, à l'arme blanche, et les corps jetés dans le ravin bordant le fort.

    Dans la nuit, Louis Chomette et deux soldats, tous gravement blessés, parviendront à s'extraire du charnier et atteindre l'infirmerie de Langson. Captif des Japonais, Louis Chomette sera détenu au camp de “mort lente” de Hoa Binh jusqu'en septembre 1945 à l'arrivée des forces françaises qui le libèrent. Sans désemparer, il participe au Laos avec la colonne Crèvecoeur aux engagements  face aux troupes chinoises.

    Le lieutenant Chomette rentre en France en décembre 1946. En février 1947, il est affecté à Tarbes au 5 BPIC, première unité parachutiste des troupes coloniales. Breveté parachutiste (N°10.296), il embarque pour l'Indochine en octobre 1947. Dès l'arrivée à Saïgon, le bataillon prend l'appellation de 2e bataillon colonial de commandos parachutistes (2 BCCP). Louis Chomette commande le 1er commando de la 4e compagnie. Le 25 décembre 1947, Louis Chomette participe à la première opération parachutiste (OAP) effectuée par le bataillon au Cambodge.

    Le 14 février 1948, au cours de l'OAP “VEGA”, la 4e compagnie perd son capitaine ainsi que l'officier adjoint. Sur le terrain, Louis Chomette prend le commandement de la compagnie. Il conservera ce commandement jusqu'en décembre 1949, au retour en France du 2 BCCP. Au cours de cette campagne, il a réalisé 14 sauts de combat.Au printemps 1950, il est affecté comme capitaine à Meucon pour la création et l'entraînement de nouveaux bataillons de paras coloniaux.

    Il embarque en 1952 pour le Tonkin avec le 5e BPC, comme commandant de compagnie. Pour cette unité, les années 1952-1953 seront particulièrement meurtrières, dans une période difficile des hostilités au Vietnam. Il est affecté au groupement de commandos mixtes aéroportés (GCMA), une Unihau, en Haute Région Tonkinoise, aux confins de la Chine et du Laos, où il organise les compagnies autochtones de Déo Van Long, pratiquant la guérilla sur les arrières de l'adversaire Vietminh.

    Au début de l'année 1954, le capitaine Chomette rentre en France, et est affecté à la brigade de parachutistes coloniaux. Le lieutenant-colonel Fourcade lui confie le commandement de l'escadron de reconnaissance qui deviendra la compagnie portée du régiment en 1957. Louis Chomette participe avec cette unité, de 1956 à la fin de l'année 1958, à la campagne d'Algérie, notamment aux combats de Saint Charles, Mechta Ain El Kseub, Tebessa, et Djidjelli.

    Au 1er janvier 1959, il rejoint le groupement saharien du Niger Est, à Zinder. Les anciens territoires français d'Afrique prenant leur indépendance, Louis Chomette transférera à ceux-ci, au fur et a mesure, les éléments d'infrastructure et d'équipement appartenant jusque là aux troupes françaises.

    En 1963, à l'issue de cette mission, le lieutenant-colonel Louis Chomette prend sa retraite et se retire à Cournon. La grande page militaire de sa vie est tournée.
    Il entreprend alors, dans la vie civile, une nouvelle aventure en Auvergne. Il terminera ses jours à la Maison de Retraite de Brioude. Ses obsèques sont célébrées le 30 décembre 2009. Il repose au cimetière de St.Beauzire, en Haute-Loire.


    Ayant reçu deux blessures de guerre et huit citations, ce grand combattant volontaire était commandeur de la légion d'Honneur, commandeur de l'Ordre national du Mérite, titulaire de la croix de guerre 1939-1945, croix de guerre des TOE, croix de la valeur militaire, croix du combattant volontaire, médaille de l'Aéronautique, et de nombreuses autres décorations.



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    Message par junker



    LOUIS CHOMETTE EST Né à  SAINT ETIENNE en 1919, il s'engage en 1939 au 7 Spahis à cheval, et, est admis à SAUMUR.


    En mai 1940, Aspirant, il  commande un peloton de chars SOMUA. Il combat les Troupes Allemandes au nord de la Loire, jusqu'à l’arrêt des hostilités.
    Sa brillante conduite lui vaut une trés élogieuse citation. Maintenu dans l'Armée, il est désigné pour l'Indochine en janvier 1941.
    Affecté au Tonkin à  THAT KHE d'abord, puis comme Sous-lieutenant à LANGSON, au fort de l'Ile, en construction. Le 9 mars 1945, coup de force japonais contre les garnisons françaises d'Indochine.
    Louis Chomette anime la résistance du Fort, son chef ayant été mis hors de combat des le début de l'attaque. Le Fort est assailli avec des moyens importants par les troupes japonaises disposant d'Artillerie et d'Aviation.

    Le dimanche 11 mars, en fin de journée, le Fort succombe sous le nombre. Louis Chomette est saisi  avec les derniers défenseurs valides.
    Les Européens sont attachés, adossés a l'ouvrage, balayé par des rafales d'armes automatiques. Les assaillants les achévent alors, un a un, à l'arme blanche, et les corps jetés dans le ravin bordant le Fort.
    Dans la nuit, Louis Chomette et deux soldats, tous gravement blessés, parviendront à s'extraire du charnier et atteindre l'Infirmerie de LANGSON.
    Captif des Japonais, Louis Chomette sera détenu au camp de “mort lente” de HOA BINH jusqu'en septembre 1945. A l'arrivée des Force Françaises, il  participe au LAOS à la colonne CREVECOEUR face aux Troupes Chinoises. Il  rentre en France en décembre 1946.

    Il  est Lieutenant, Chevalier de la Légion d'Honneur, plusieurs fois cité et blessé.En février 1947, il est affecte a TARBES au 5 BPIC, première Unité Parachutiste des Troupes Coloniales.
    Brevet parachutiste (10.296), il embarque pour l'Indochine en octobre 1947.Des l'arrivée a SAIGON, le Bataillon prend l'appellation de 2 Bataillon Colonial de Commandos Parachutistes. (2 BCCP).
    Louis Chomette commande le 1er Commando de la 4 Compagnie.Le 25 décembre 1947, Louis Chomette participe à la première OAP effectuée par le Bataillon au CAMBODGE.

    Le 14 février 1948, au cours de l'OAP “VEGA”, la 4 Compagnie perd son Capitaine et l'officier adjoint. Sur le terrain, Louis Chomette prend le commandement de la Compagnie. Il  conservera ce commandement jusqu'en décembre 1949, au retour en France du 2 BCCP. Il est Lieutenant, plusieurs fois cité, titulaire de 14 sauts de Combat.

    Au printemps 1950, il est affecté comme Capitaine a MEUCON pour la création et l'entrainement de nouveaux Bataillons de Paras Coloniaux.
    Il  embarque en 1952 pour le TONKIN avec le 5  BPC, comme Commandant de Compagnie. Pour cette Unité, les années 52-53 seront particuliérement meurtriéres, dans une période difficile des hostilités au VIETNAM.

    En mai 1952, Louis Chomette est affecté au Groupement de Commandos Mixtes Aéroportés (GCMA), une Unité spéciale sous les ordres du Lieutenant-colonel TRINQUIER.
    Il commande l'Antenne de LAI CHAU, en Haute Région Tonkinoise, aux confins de la Chine et du Laos, ou il organise les Compagnies Autochtones de  DEO VAN LONG, pratiquant la guérilla sur les arrières de l'adversaire Vietminh.

    Début 1954, il rentre en France, affecté à la Brigade de Parachutistes Coloniaux.Le Lieutenant-colonel FOURCADE lui confie la Commande de l'Escadron de Reconnaissance qui deviendra la Compagnie Portée du Régiment en 1957.

    Louis Chomette participe avec cette Unité, de 1956 a la fin de l'année 1958, à la Campagne d'Algérie (Combats SAINT CHARLES, Mechta AIN EL KSEUB, TEBESSA, DJIJELLI, etc. ...)
    Au 1 janvier 1959, il est Capitaine, Officier de la Légion d'Honneur, nomme Chef de Bataillon, il rejoint le Groupement Saharien du NIGER EST a ZINDER. Les Anciens Territoires Français d'Afrique prenant leur indépendance, Louis Chomette transférera a  ceux-ci, au fur et a  mesure, les éléments d'infrastructure et d'équipement appartenant jusque la aux Troupes Françaises.
    En 1963, à l'issue de cette Mission, Louis Chomette rentre en FRANCE.Il prend alors sa retraite pour se retirer à COURNON.
    Officier de la Légion d'Honneur, Médaille de l'Aéronautique, titulaire de huit citations et deux blessures de guerre, il est nomme Lieutenant-colonel des Troupes de Marine.
    La page est tournée, il entreprend alors, dans la vie civile une nouvelle aventure en Auvergne. Précédemment, Commandeur de l'Ordre National du Mérite le 23 juillet 2003 a Brioude, il est élevé au grade de Commandeur de la Légion d'Honneur.

    RAPPORT D’OPÉRATION Du Sous-lieutenant Louis Chomette FORT BRIERE DE Lille.
    Le fort bien que termine en tant que fortification présentait dans des détails inachevés des lacunes trés importantes dans le cas d'une attaque dirigée spécialement sur lui.  
    Aucun réseau ne l'entourait. A  chaque demande faite depuis l'alerte de septembre pour tendre un réseau, du moins provisoire, il fut répondu d'attendre pour ne pas gêner les travaux du Génie.
    L'entrée n'avait aucune grille, de m‚me que les entrées secondaires en superstructure, d'où nécessité de plus de personnel, celui-ci devant être prélevé sur l'effectif des casemates.
    Pas de dispositif lumineux pour éclairer ses faces (il était prévu des phares actionnes des bastions de flanquement), le Bastion II, et tira donc un peu au hasard pour dégager de nuit et ne pouvait pas empêcher l’accès en superstructure.

    Manque de personnel.a) Pour garder toutes les entrées, en particulier la cour, ce sera le groupe de mortier qui va s'en charger.) Pour former un élément mobile destiné à patrouiller a l'extérieur du Fort et surtout a garder les superstructures et contre-attaquer.)
    Pour assurer toutes les liaisons des casemates au P.C.Quoique le dispositif d'alerte soit pris au Fort, les travaux du Génie continueront normalement. De gros tas de terre et de briques, des madriers se trouvaient au pied du mur, cote de l'entrée, un tas atteignant le sommet du mur.
    Les coolies ne pouvant être distrait de leur tache (sic) la garnison du Fort, s'employa toute la journée du 9 à niveler la terre et a rentrer les matériaux dans la cour du Fort.


    Le personnel des transmissions est en place depuis 2 jours :  2 optiques, 1 PK 40, 1 poste radio s€curit€. Les couleurs restent hiss€es.19h00 :  aprƒs l'arriv€e du Commandant BOERY, un r€seau est dresse devant l'entr€e sur la route –
    l'entr€e est obstru€e par de chevaux de frise, renforces de madriers, sans aucune chicane.Le Commandant prescrit :–1) D'envoyer une patrouille vers K3 route Hano‰, par le thalweg au sud de la route strat€gique.–2) Pour cette nuit les €quipes des casemates mitrailleuses seront repartis en superstructure (en plus des guetteurs sur chaque casemate) par poste de 2 ou 3 pour €viter toute surprise.Je r€pƒte aux chefs de casemate les consignes de d€clenchement des feux : aprƒs l'audition de plus de 3 coups de feux successifs, chaque arme de flanquement tirera un chargeur, la continuation du feu sera  l'initiative de chef de casemate.Toute casemate attaqu€e s'efforcera de lancer des grenades, afin de se d€gager et d'aider par les lueurs d'€clatement le flanquement des casemates voisines.20h30 : On t€l€phone le mot “Alerte”, chacun serend  son poste. Les €quipes de piƒce d'artillerie ont 50 grenades F1 et OF.L'ouvrage €tant €tendu et sans moyen de liaison, je prends le commandement de “427” et le Lieutenant LAVARDE celui de BRIERE, mon P.C. est a C III.Les guetteurs et les postessont a leur place; je fais monter les 3 VB et le Sergent  Viet sur C III, ils sont prot€g€s par une murette (celle-ci quoique inesth€tique d'aprƒs le G€nie, et dont la construction ne fut entreprise qu'aprƒs de longs d€bats, va jouer un rŠle de protectiontrƒs efficace.Les paniers sanitaires se trouvant dans un magasin en superstructure de 427, sont transportes prƒs des cuisines de guerre, dans la galerie de la cour.Une piƒce de 75 est braqu€e sur l'entr€e de la cour, l'autre sur la ligne de cr‚te cote390,2 – C-IV  80 mƒtres de cette casemate.21h00 :  Attaque de LANG SON –  La vue est splendide d'ici. Coup de canon rafales automatiques, grenades, se succƒdent a un rythme acc€lƒre – Maipha brule.Je suis entoure des Sergent-chefJEGO et  PAOLI et du Mar€chal des Logis EDERLE – tout le monde est calme, confiant. Le Commandant vient me voir – pas de liaison avec le bas – attendons.21h30 : Le Brigadier-chef DARUFLE rentre avec sa patrouille – il est parti a 20h, R.A.S. On le hisse dans le Fort par une corde. Appel du cot€ de Maipha, prƒs du Fort, c'est le Sergent-chefMEUNIER de Maipha, on le hisse €galement sur l'ouvrage. Il nous apprend que son Bataillon a €t€ surpris sans arme en plein rassemblement.22h00 : Alerte. Le guetteur de la cour face au nordtire 3 coups de fusil – €tant a proximit€, je monte
    prƒs de lui – il a vu des ombres sur la ligne de cr‚te prƒs de C IV, qui se sont d€tach€es un instant sur le ciel. Le FM de l'entr€e tire son chargeur dans cette direction. Je monte a 427 et fait ex€cuter un tir de 5 obus a 200 mƒtres du Fort – 3 obus, 3 rates, on change de lot et tout va bien – le calme revient.22h00 : Le Sergent Viet sur C III me signal qu'il entend des bruits non loin de sa casemate – je fais tirer un V.B, a la lueur de l'€clatement on voit des ombres qui fuient – j'ordonne un tir de 3 VB autour de la casemate. Sur les pentes on distingue alors des ennemis masses, on entend des g€missements.22h30 : L'ennemi se rapproche. Le Sergent-chefJEGO et moi lan„ons des grenades F1 pendant que les VB continuent.22h45 :  R€action ennemi :  1  FM tire sur la murette a  100 mƒtres environ, au m‚me moment les FM situes sur la ligne de cr‚te  300 mƒtres du terrain de sport, tirent sur les superstructures – le tir des VB continu.Entre deux rafales, untirailleur descend chercher des munitions dans C  III puis remonte, trƒs calme.23h00 : On entend des commandements, l'assaut parait €minent. Je fais avertir la casemate d'‚tre pr‚te  flanquer les murs et vais  la casemate canon. Les grenades sont pr‚tes, les hommes avec arme pr‚t a d€fendre les canons. En sortant, nombreux €clatement en superstructure (grenades ou mines). Le Sergent-chefJego me rend compte que la situation sur C III n'est plus tenable, 2 grenades ont blesse un tirailleur et mis hors d'€tat 2 fusils.C'est l'assaut, l'ennemi est au pied de la casemate. Nous lan„ons quelques F1, puis plongeons dans C  III. Le Sergent Viet reste dans la tranch€e avec 1 tirailleur. Les armes de flanquement tirent cadence acc€l€r€e – Jego et moi, puis le Sergent-chefPaoli, lan„ons des grenades par les goulottes.Peu de temps aprƒs, le tirailleur de garde dans la  tranch€e m'apprend que le Commandant est blesse non loin de la casemate. Avec le Sergent Viet nous y allons, il est  10 mƒtres. Il a les 2 jambescass€es, il nous dit que l'ennemi a  tire depuis le sommet de C III. Je n'y crois guƒre. Nous le transportons dans la tranch€e, puis dans la casemate.A  peine y  est-il, que de nombreuses grenades tombent prƒs de l'entr€e de C  III – le tirailleur dans un redan n'est pas blesse – l'ennemi a donc pris pied sur C III.La chicane de l'entr€e est obstru€e par des caisses  munitions et le Sergent-chefPaoli par le cr€neau de l'entr€e commence  tirer dans la tranch€e que l'on aper„oit que sur 2 mƒtres.Le Commandant BOERY est transporte a l'€tage inf€rieure ou on lui fait un garrot; les 2 genoux sont €clates et il  a  perdu beaucoup de sang – impossible de le faire €vacuer au P.S dans la cour par manque de personnel.J'envoie un tirailleur au Lieutenant LAVARDE : Commandant blesse griƒvement – ennemi d€j sur C III – attention a la cour : cloisonne vers 427 – envoi personnel pour €vacuer le Commandant.A compter de ce moment, aucune notion de l'heure.3  fois au cours de la nuit l'ennemi attaque, nous lan„ons aussitŠt le maximum de grenades F1 par les goulottes. C III nous appuie efficacement de son feu; mais on entend tris distinctement de nombreux cris ennemisd€j sur C III et le Fort.Les grenades pleuvent sur l'entr€e, comme elles €clatent a  2 mƒtres de nous,  le personnel est sonne par le bruit et l'odeur des gaz.4 a  5 fois dans la nuit, l'ennemi envoie une liquide enflamme dans la tranch€e et il  p€nƒtre un peu dans la casemate; les caisses a munition crament un peu; la dur€e de combustion chaque fois est d'environ 2 a 3 minutes.
    Vers 2h00 du matin, un ennemi descendu dans la tranch€e, r€ussit  passer une grenade par le cr€neau, elle €clate entre le chef Paoli et moi, elle blesse le premier a la tƒte – nous lan„ons quelques F1 dans l'entr€e de la tranch€e,puis j'ordonne a mon sous-officier d'aller se faire panser, car il souffre beaucoup.Un coup d'embrasure de 47 (vraisemblablement) met hors d'€tat un FM –  il  est remplace aussitŠt, le tireur n'est pas blesse. Les gaz des €tuis commencent  incommoder assez s€rieusement le personnel.5h00 :  attaque de la casemate canon de 427, l'ennemi ayant pris pied dans la nuit dans le b‹timent cote de cette casemate, lance des grenades chez les artilleurs – 2 canonniers sont blesses. Il riposte  la grenade et au fusil.5h30 : L'assaut est donne – des le d€but de l'attaque, le chef EDERLE a d€clavet€ ses piƒces – il €vacue pr€cipitamment et, est oblige de laisser sur place le canonnier DUCLOS blesse griƒvement a l'œil et au ventre.Je fais €tablir les €quipes de piƒces en bouchon pour emp‚cher l'ennemi d'envahir la galerie centrale et de couper toute liaison et repli vers Briƒre.7h00 :  Les soldats MICHE et GEORGES viennent  C  III prendre liaison et €vacuer le Commandant BOERY. Celui-ci est admirable, et un brancard ne passant pas dans la galerie, il est transporte au P.S. a  dos d'homme au prix de souffrance inou‰es.10h00 :  1 sous-officier et 3 europ€ens du I/3 RTT ayant rallie BRIERE de nuit viennent a  C  III pour renforcer –  je vais faire ma premiƒre liaison avec le  Lieutenant LAVARDE a  Briƒre.  Il  n'a pas €t€ attaque – les nouvelles de LANG SON ne sont pas bonnes, mais le moral est parfait.Le Sergent-chefMEUNIER s'est improvise infirmier et les blesses sont soignes – le cuisinier fait la soupe avec les vivres de r€serve. Nous d€cidons de reprendre la superstructure de 427; l'attaque ne peut avoir lieu de l'ext€rieur car l'ennemi dans le b‹timent de 427 nous interdit de sortir de la cour. Je d€cide de partir de la galerie et de d€boucher dans la casemate par l'escalier.Une diversion sera faite  l'ext€rieur–1) Par un tir de mortier de Neguin–2) Par des tirs d'un groupe de mitrailleuses de Briƒremonte en superstructure et le FM de la casemate IV.10h30 :  Le Fort Neguin ne peut mettre ses mortiers en batterie car l'ennemi a  des FM qui rasent sa superstructure a partir de Khan Bay – le Lieutenant LAVARDE fait ex€cuter un tir de 90 – les r€sultats sont merveilleux, les mortiers de Naguin vite en batterie commen„ant de tirer sur 427.(Coup d'embrasure dans la piƒce de90, par un projectile de 75 ou 80 ennemi; 3 servants sur 5 hors de combat.)Je d€bouche dans l'escalier de la casemate canon de 75 de 427 avec les soldats MICHE (avec un FM) et PAREL (avec un pistolet) –  peine avons-nous gravi quelques marches, l'ennemi nous exp€die 2 grenades qui ricochent prƒs de nous. Nous n'avons que le temps de rouler dans la galerie et de bondir au carrefour. D'autres grenades continuent de tomber et condamnent la galerie. L'ennemi est sur ses gardes, inutile d'insister.12h00 :  Liaison avec le Lieutenant LAVARDE, nous d€cidons d'€vacuer 427 avant la nuit et de concentrer la d€fense dans la cour et Briƒre– l'ennemi tenant fortement les superstructures, descendra probablement de nuit dans la galerie coupant C III et C IV du reste du Fort.Avec le personnel europ€en ayant regagne le Fort venant de Maipha, je fais €vacuer une partie des munitions de la soute ' S1” de 427.
    La casemate III €vacue ses armes et munitions sans encombre, l'ennemi ne tente plus rien pour p€n€trer dans les galeries de cette voie – un bouchon de 2 europ€ens et 3 tirailleurs est toujours au pied de l'escalier de la casemate canon.Au moment de l'€vacuation de C IV, grenades, coups de feu dans la galerie, un europ€en se replie sur C IV et nous apprend qu'aprƒsavoir lance des grenades qui ont disperse le bouchon, l'ennemi a fait irruption dans la galerie.Une piƒce de mitrailleuse est braqu€e sur la galerie depuis C IV, on entend parler. pres sommation je fais tirer plusieurs bandes – galopade, est-ce vers nous ? Le Sergent-chefJEGO lance une grenade F1, elle ricoche et €clate prƒs de nous –  je suis blesse a  la face et au cote –  le soldat GAUTHIER me monte au premier €tage.A  ce moment, plusieurs avions viennent et bombardent en pique : 2 bombes tombent non loin –pas d'effet.Le soldat PAREL s'offre pour faire la liaison avec Briƒre. Il part mais revient au bout de peu de temps en toussant et crachant – il  reprend haleine et nous apprend que des gaz se r€pandent dans la galerie. En effet on entend  plusieurs reprises, un l€ger sifflement. D'ailleurs les gaz p€nƒtrent peu peu dans la casemate.15h30 :  Il  faut €vacuer coute que coute. Nous emportons les armes automatiques sauf 2 mitrailleuses dont nous jetons les €jecteurs par le cr€neau – le  soldat PAREL est en tette avec un FM ainsi que le Chef JEGO est moi, derriƒre nous, les tirailleurs et les soldatsGAUTHIER fermant la marche avec 1 FM. Chacun ayant mis calot ou mouchoir sur sa bouche, nous fon„ons, je fais tirer quelques rafales. Nous passons par la soute afin d'€viter le d€boucher des escaliers de la casemate canon.Enfin, nous d€bouchons dans la gaine de la cour, la liaison €tant faite le chef JEGO repart avec quelques l€gionnaire venus avec la Lieutenant DUSAUSOY du 5 R.E.I., et va faire un barragea  20 mƒtres de la cour – profitant des couchettesde repos de la galerie, ils en font uneespƒce d'abatistenu par 2 FM qu'ils mettent en position a quelques pas en arriƒre.16h00 : Il faut €vacuer le barrage a cause des gaz, il est refait plus pr‚t.16h30 : Le dernier barrage est a quelques mƒtres de la cour – il n'est plus possible de continuer dans ces conditions – le PS est rempli de blesses :  24 au total. Les effectifs de 427 et les gens ayant rallies le Fort encombrent la galeriede Briƒre.Le Commandant BOERY me demande s'il est possible de tenir cette nuit : je lui r€ponds “non' –Le Fort doit se rendre si l'on veut €viter un massacre dans la nuit.16h30 : IMMEDIATEMENT – les papiers secrets et archives €tant brules les armes automatiques sont sabot€es. Je fais amener les couleurs, je brule le drapeau, le drap blanc est hisse et la garnison est rassembl€e sans armes en superstructure.Le Lieutenant DUSAUSOY va avec un drapeau blanc a 427 – je fais d€blayer l'entr€e, enlever les chevaux de frises, barbel€s et re„ois les premiers qui se pr€sentent. Ils sont corrects : indochinois et europ€ens sont s€pares.Vers 19h00 :  Nous arrivons  causer   avec un Capitaine qui comprend l'Anglais – il  nous permet de distribuer des biscuits et de l'eau a tout le monde. Les officiers sont s€par€s et nous couchons tant bien que mal dans l'une des chambres d'hommes de troupe.Le lendemain matin, l'ennemi brule les morts prƒs de la porcherie, on ne peut juger de leur nombre. Des tirailleurs partent sur les pentes sud duFort et remontent avec des blesses, ils en €vacuent sur LANG SON 3 camions.****
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    Message par junker

    Dur dur de copier un PDF !!!!
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