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    Des auxiliaires intraitables. Algérie 1957 Timimoun

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    Des auxiliaires intraitables. Algérie 1957 Timimoun Empty Des auxiliaires intraitables. Algérie 1957 Timimoun

    Message par junker



    Des Auxiliaires intraitables



    Les documents saisis le 23 novembre 1957,prouvent qu'il existe encore une deuxième bande d'une soixantaine d'hommes.

          Impliqué dans la fameuse opération de  « TIMIMOUN II», du 25 novembre au 8 décembre 1957 avec le 3ème Régiment de Parachutistes Coloniaux du Colonel Bigeard, je me trouvais avec le 4ème peloton du Sous-Lieutenant Svolkekine de l'Escadron du Capitaine Calès, comme chef de pièce FM. La traque de ces  déserteurs ( 70 environ), avait commencé vers le deux décembre,    l' escadron monté de méharistes du Goum de  TOUAT, dépendant du secteur de Timimoun, ville située à plus 1000 km d'Alger .

    Ce détachement de déserteurs, augmenté du groupe de terroristes, échappée de la première opération, n'est pas complètement anéantie. Les documents saisis le 23 novembre prouvent qu'il existe encore une deuxième bande d'une soixantaine d'hommes.
    Mais comment localiser cette bande dans l'immensité du Grand Erg Occidentale ??   Comment localiser cette bande dans l'immensité du Grand Erg ??  La solution, et d'obliger les fells à regagner leur repaire, et de couper l'accès aux vivres en détruisant leurs dépôts, et les puits,  en arrêtant les membres de l'organisation politico-militaire dans les palmeraies de la région.

    Le régiment fonctionne comme un seul homme, fouille, se renseigne sans un répit, afin de cerner les fells et les pousser vers les puits au cœur du Grand Erg Occidental, pour mieux engager nos forces et les frapper dans leur sanctuaire .

    Cet immense zone du Sahara Occidentale grande comme cinq fois la France, avec ses vallonnements de dunes de sable entrecoupés de zones dites de  Reg, cause d'un sous sol rocheux qui se dévoile parfois sous la violence des vents saharien, laissant apparaître une surface dur du plateau rocheux saharien ou des puits sont creusés à distance variant de 20 à 40 kilomètres.

       Ils étaient passés en rébellion après avoir assassinés tous les officiers et sous-officiers les encadrant. Ils cherchaient à filer avec une bande rebelle FLN chargée de les recueillir et les menés au Maroc . C'était sans compter sur le 3e RPC du colonel Bigeard, qui reçoit l'ordre d'intercepter et de détruire cette bande armée avec équipement complet et les chameaux de la Compagnie Montée. Ils s'étaient aperçu que la chasse était ouverte, mais se sentaient en sécurité dans ce milieu désertique où aucune piste, aucun tracé ne permet de se rendre en véhicule. Ils s'étaient permis d'attaquer un convoi appartenant à la Compagnie des Pétroles Algériens, brûlés les Land-Rover, deux européens, cinq Légionnaires seraient prisonniers et un certain nombre d'ouvriers musulmans. Quatre d'entre eux avez réussi à se sauver et rejoindre Timimoun.

       Cette bandes avait constituée des dépôts de vivre et d'eau dans le Grand Erg . Enfouie dans le sable sous les touffes d'arbustes poussant dans le creux des dunes, cette zone n'est pas encore le Sahara intégral ou rien ne pousse, en dessous à des profondeurs variables l'eau est présente, sinon aucune végétation ne serait possible. Les chameaux trop encombrants avaient été laissés en liberté.

    Les renseignements recoupés permettent de situer les déserteurs à 150km au nord-ouest de Timimoun ou une ligne de puits s'étend sur 250 km, de Beni-Abbès à l'ouest à Hassi-Bou-Krelala à l'est.

        Le piper de reconnaissance, n'avait détecté aucune présence insolite dans ce véritable océan de dunes. Nous avions donc récupérés les chameaux broutant tranquillement les arbustes, dans la deuxième phase de l'opération, ou nous avions été parachutés.  L' Escadron au complet malgré quelques casses au contact des dunes qui par endroit sont aussi dures que du macadam. Nous avions maitrisée cette horde de bêtes assez dociles dans l'ensemble, habituées à la présence de l'homme, Il s'étaient laissés faire sans plus, après consultations de notre chef de peloton, la résolution est prise de charger les sacs des gars les plus HS pour accélérer la cadence dans ce sable devenu pénible ou parfois on enfonce jusqu'au mollet.

       Donc, voilà nos chameaux certains ''baraqués'' et d'autres debout car impossible de les faire bouger. Comme nous venions de découvrir un dépôt important ( plusieurs tonnes) de matériel, avec des selles de montures, nous nous servons de lanières de cuir pour arrimer nos musettes, une fois celles-ci bien attachées, il a fallu les remettre les chameaux sur pieds et les faire avancés. Tire devant pousse derrière, les gars gueules des imprécations, les chameaux font entendre des gargouillis avec une langue qui tremblotte de colère sortie d'une façon incroyable, bref, les sales bêtes essayent de nous mordre et nous crachent dessus.

       Personne ne peut les faire partir, enfin un para Pied-Noir, qui a vu comment faire avancer le chameau de tête réussi l'exploit de le faire avancer, il se lève, part tranquillement suivit des autres qui se lèvent aussi et emboitent le pas en file indienne! Formidable convoi !. Mais tout à coup, que lui à pris ce salopard de chameau ? Il accélère la cadence et change de direction, imité par toute la bande et de plus en plus vite, alerté le lieutenant lance quelques gars rapides pour contourner  les fuyards, peine perdu, tout le monde crie, hurle sans succès.

       Un appel par radio d'une section se trouvant dans la trajectoire des chameaux demande de les intercepter ou de les abattre, çà marche vite un chameau !!. Enfin un rallier musulman connaissant mener les bêtes, stop la horde. Nous avons couru comme des dingues, le souffle court, tout le monde se laisse tomber sur le sable. Le chef nous a réprimandé et stoppé là notre aventure. Les sacs à nouveau entre nos mains, sont repris par leurs propriétaires, et la langue pendante, une soif d'enfer aux entrailles, nous avons continués notre ''marche ou crève''. Mais cette sacrée aventure ne s'est pas arrêter pour autant .
    junker
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